L’entrepreneuriat vert, une ouverture pour sortir la jeunesse de la précarité

Faisant partie des 50 jeunes sélectionnés après la première phase Emplois verts en milieu urbain et péri-urbain organisé par le consortium IDID et CDEL, la jeune entrepreneuse Mélaine, se dit satisfaisante de la formation théorique sur les techniques de production hors-sol avec séance de travaux pratique et démonstration sur le système de production avec de substrat, produit à base des éléments pratiques et accessibles.

Mélaine souligne qu’il revient à chaque bénéficiaire de faire des recherches supplémentaires pour approfondir ses acquis afin de renforcer cette innovation.

 Dans tout apprentissage, on rencontre toujours des difficultés et pour cette formation, elles se situent beaucoup plus dans la phase pratique, en terme de certains substrats (élément) comme la latérite et la balle de riz.

« Après cette formation en technique innovante de hors-sol, je compte élaborer un plan d’action, en identifiant les ressources dont j’ai besoin et adapter à mes moyens afin d’obtenir les résultats escomptés (Commencer par exemple avec la culture dans des sacs et améliorer dans le temps), lance Mlle GOVOECHAN Mélaine »

Elle ajoute ce terme, “je retransmettrais cette riche formation aux jeunes de ma localité pour leur permettre de sortir de la précarité a l’air de la crise qui sévit le monde entier”.  

Pour la composition des substrats, chaque personne a le choix des éléments. Dans le cas précis de cette formation, nous avons utilisé de la sciure de bois, du copeau de bois, de la balle de riz, de la fiente de volailles et de la latérite. Notifions que ces éléments ne sont pas exhaustifs; des substituts peuvent être utilisés selon les ressources disponibles dans notre milieu.Une fois disposé de tous ces éléments, il faut choisir un terrain plat pour la préparation du substrat.

Pour avoir 100% de ce substrat, il faut 25% de sciure et de copeaux de bois chacun,20%de balle de riz, 15% de fientes de volailles et de latérite chacun, en se servant de mésurètte pour prélever chacun des éléments pour la composition.

Il est important de bien mélanger afin d’avoir une bonne homogénéité, de façon à ce que les constituants ne se distinguent pas.

On ajoute au mélange 5% du volume total de la cendre de bois et 10% de charbon de bois. C’est à dire que pour 100 kg de substrat ajouter 5 kg de cendre de bois et 10 kg de charbon de bois. Et en fin, arroser le mélange pour obtenir le substrat.

Notons que la durée maximale de la culture hors sol dépend du cycle de la culture mise en place. Toutefois, il est plus facile d’agir sur le cycle de la culture en apportant des éléments spécifiques à la plante à chaque étape de sa croissance.

La formation sur les techniques de culture hors sol est une bonne initiative car elle permet aux jeunes n’ayant pas forcement de grandes superficies, ou vivants dans des milieux urbains de s’auto employer et impacter leurs communautés par une agriculture écologique, urbaine et durable. Pour Mélaine, la formation a été l’occasion de prendre conscience de la potentialité de production des cultures dans des milieux urbains avec des matériaux peu couteux.

Grace à l’appui financier et technique de Oxfam Bénin pour la mise en œuvre du projet « Emplois verts au profit des jeunes hommes et des femmes en milieu urbain et péri-urbain », Mélaine est doté des connaissances suffisantes en technique de production du compost pour l’agriculture en hors sol.

Propos recueillis et réalisés par Davy Takendjilembaye, Coopérant Volontaire, chargé de communication et marketing social a IDID ONG.