MCMA-PCCI

Photo lancement

Le Bénin, à l’instar des autres pays du continent africain, est fortement affecté par les Changements Climatiques (CC) qui s’y caractérisent, entre autres, par les problématiques suivantes : importantes variations des précipitations ; concentrations intenses de pluie sur une courte période ; interruption ou déficit pluviométrique lors de la grande saison des pluies ; hausse des températures moyennes ; hausse des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les inondations ; vents violents ; sécheresse et chaleur extrême ; ainsi qu’une élévation du niveau de la mer. Les CC ont des impacts particulièrement négatifs sur l’agriculture du pays : bouleversement du calendrier agricole ; baisse des rendements agricoles ; perte de récolte ; baisse de la fertilité des sols ; dommages aux cultures ; appauvrissement et érosion des sols ; invasions plus fréquentes d’insectes nuisibles (sauterelles, mouches blanches) ; et conséquemment, une augmentation des coûts de production (FAO, 2017, Oxfam, 2018). Cette situation est particulièrement alarmante considérant le rôle crucial de l’agriculture pour le développement économique et social du Bénin et la sécurité alimentaire et nutritionnelle de sa population. Conscient de l’importance des enjeux des CC à ces égards et du fait que le secteur agricole, emploie plus de 70% de la population active du pays et contribue à 39% du Produit Intérieur Brut (PIB) national (Mehu, 2011, INSAE, 2015, SCRP, 2015), le gouvernement béninois a d’ailleurs identifié l’agriculture comme étant le secteur d’activités pour lequel des efforts d’adaptation aux CC et d’investissement prioritaire doivent être réalisés (PSDSA, 2017).
Ce secteur repose principalement sur de petites exploitations familiales de type traditionnel, qui pratiquent une agriculture pluviale et qui pour cette raison, sont totalement dépendante des conditions météorologiques.
Cela dit, les impacts et l’acuité des risques climatiques ne sont pas uniformément répartis sur l’ensemble des régions du pays, ni sur l’ensemble des individus qui composent sa population notamment, La région du sud, dans laquelle se déroulera le présent projet.
Cette région est parmi les plus exposées aux risques climatiques étant donné l’importance de l’élévation du niveau de la mer, l’occurrence des pluies tardives et violentes, la récurrence et l’intensité des inondations (Aho, 2006, PANA, 2008, Mehu 2011 in FAO, 2017) ; et Certains groupes de population, dont les femmes, ont un accès plus limité aux ressources économiques et aux informations scientifiques qui pourraient leur permettre de mieux se préparer et de mieux se relever des impacts des CC. Cela accentue les disparités existantes et la vulnérabilité de ces personnes face aux chocs futurs.
Dans le cadre de ce projet, les communes de Ouidah et de Dangbo ont été sélectionnées dû à leur forte vocation agricole et leur niveau de pauvreté et d’insécurité alimentaire plus élevés en comparaison avec les autres communes de la région (IDID, CREDEL, 2018). La raison d’être du présent projet est de répondre aux problématiques d’adaptation aux impacts des CC et de gestion des risques climatiques dans le secteur agricole en renforçant les capacités des acteurs et actrices considérées comme étant les plus
vulnérables face aux CC dans ces communes, à savoir, les agriculteurs et les agricultrices. L’initiative vise également à favoriser la résilience des communes en renforçant les capacités des parties prenantes communales, départementales et nationales à agir et prendre des décisions favorisant l’adaptation durable et équitable aux CC et une meilleure gestion des risques climatiques, plus particulièrement les inondations.

Télécharger le résumé du projet ici

Autres images