PIJEA

  1. Intitulé de l’Action : Projet de renforcement des capacités et insertion des jeunes déscolarisés dans l’entrepreneuriat agricole pour une auto-prise en charge (PIJEA)
  2. Durée de l’Action :  13 décembre 2011 au 08 juin 2013
  3. Pays ou région(s) cible(s) : Bénin ; départements du Plateau. Communes de Sakété et Adja-Ouèrè
  4. Bénéficiaires finaux et/ou groupes cibles : Jeunes déscolarisés – communautés locales – autorités locales

PRÉSENTATION

L’avènement de la décentralisation au Bénin devrait redynamiser le développement économique local des nouvelles entités territoriales que sont les communes. Le développement économique local, s’inscrivant dans une logique de construction de territoire, est un processus qui lui, insiste sur la dimension création de la richesse par les acteurs locaux et une stratégie de promotion de l’emploi à travers le développement de micro et petites entreprises, le renforcement du dialogue territorial et la planification du développement.

On note dans la plupart de nos communes dont Sakété et Adja-Ouèrè une lenteur dans la dynamique de développement économique et local expliquée par deux problèmes majeurs auxquels font face les deux communes : le premier est relatif à l’emploi des jeunes et le deuxième problème majeur montrant la lenteur dans la dynamique de développement économique et local est lié à la sécurité alimentaire.

Afin de faire face de façon durable à ces problèmes dans un esprit de dynamisation de l’économie locale et de promotion de l’intercommunalité, le présent projet a orienté son intervention sur  100 jeunes déscolarisés (dont 30 de sexe féminin) âgés de 19 à 30 ans provenant de deux communes du Plateau à savoir Sakété et Adja-Ouèrè, qui n’ont pas eu la chance de suivre à terme un enseignement classique ni une formation professionnelle. L’objectif de ce projet est de renforcer les capacités des jeunes déscolarisés et les insérer dans l’entrepreneuriat agricole pour une auto-prise en charge. De façon spécifique, les activités réalisées sont :

  • Formation en développement personnel
  • Formation en technique de rédaction de plan d’affaires
  • Formation  en techniques de conduite et de gestion de ferme agricole
  • Stages pratiques en unités de production spécialisées
  • Appui à l’élaboration des plans d’affaires
  • Accompagnement technique et financier des dix meilleurs plans d’affaires
  • Mise en place des unités de production
  • Suivi et appui conseils aux unités de production installées
  • Renforcement des capacités des jeunes à l’auto-organisation par la vie associative
  • Plaidoyer envers les autorités locales

RESULTATS

D’une façon globale, l’objectif spécifique de l’action à savoir « renforcer les capacités des jeunes déscolarisés et les insérer dans l’entrepreneuriat agricole pour une auto-prise en charge » a été atteint à 100 % dans les communes de Sakété et Adja-Ouèrè. En effet, les trois résultats du cadre logique ont été atteints avec satisfaction tel que le démontre les résultats de synthèse présentés suivant :

  • 112 jeunes formés en développement personnel;
  • 50 jeunes formés en rédaction de plans d’affaires;

  • 25 jeunes formés en techniques de conduite et gestion de ferme agricole appuyées par des stages pratiques;

  • 24 plans d’affaires élaborés;

  • 10 unités de production installées;

  • 63 emplois créés;

  • 02 associations de jeunes créées et officiellement enregistrée;

  • 4 séances d’échange avec les autorités locales organisées

 

Cette action a permis aux 112 jeunes formés d’acquérir des aptitudes requises pour entreprendre une activité génératrice de revenus. Les 25 jeunes ayant reçu une formation pratique sont capables d’élaborer un plan d’affaire bancable et de gérer une ferme agricole.

Les 10 jeunes subventionnés et ayant à leurs actifs une ferme de production agricole sont de véritables pôles économiques de création de richesse et d’emplois dans chaque commune. Le tableau 3 résume la situation des emplois et des revenus crées sur chaque ferme.

Nom et prénoms des bénéficiaires Intitulé des plans d’affaires Revenu annuel estimé Emploi créé
FAGBOHOUN Maxime Production de poissons marchands associée à la culture du piment 1.799.600 06
AHOUANSOU Mathias Production et commercialisation de Clarias, de Tilapia et du piment 1.500.000 05
ABRAHAM Elie Production de poissons marchands et de cultures maraîchères 2.069.600 06
OGOULEKE Adébola Production et commercialisation des clarias et des tilapias marchands associée à la culture maraîchère 2.174.600 04
HOUNKPATIN Claude Production de clarias et de tilapias associée à la culture du piment 2.174.600 10
ADOUN Bernard Production et commercialisation d’escargots, de bananes plantains et de taros 2.600.000 06
OKPEYICHA Hakim Production et commercialisation des escargots, cailles, régimes et rejets de bananes plantains 2.180.937 04
OGOUKAMBI Aimé Production et commercialisation des escargots géants africains et des œufs de table

2.771.540

11
ODJO Prudence Production et commercialisation des escargots géants (achatina achatina) et des œufs de table 7.230.700 05
LADEKPO Laurent Production et commercialisation des escargots et de cultures maraîchères 417.734 06

FEED BACK DES BÉNÉFICIAIRES

Les résultats obtenus montrent que les jeunes bénéficiaires du projet sont globalement satisfaits des activités du projet. Pour certains, les différentes étapes du projet ont été bien pensées. Les différentes formations reçues et le stage leur ont permis d’avoir une autre image de la vie et les ont pourvus de notions de gestion qu’ils vont mettre en pratique pour faire prospérer leurs unités de production. Si nous nous en tenons à leur propos, désormais, ils sont capables d’entreprendre, d’écrire un plan d’affaires et de le mettre en œuvre.  Ils sont aussi acquis des aptitudes en aviculture, pisciculture, cuniculture, héliciculture maraîchage. Lesquelles aptitudes ils prêts  mettre au service de leurs concitoyens. Pour d’autres, le projet est venu à point nommé car ils attendaient de telles opportunités il y a très longtemps. Ils n’ont donc pas intérêt à faire une mauvaise gestion des revenus que les unités de production vont générer.

L’un des résultats concrets du projet concerne la création de 10 exploitations agricoles au profit de dix jeunes directement appuyés soit 63 emplois créés au total. Afin d’assurer la survie de ces exploitations au délà de l’appui du projet, un mécanisme de suivi a été mis en place. Il s’agit d’une collaboration entre les autorités de la mairie, celle des CeCPA et l’ONG IDID. Un suivi mensuel sera organisé à la fin du projet afin de s’assurer de la bonne évolution des fermes agricoles et d’appuyer techniquement au besoin les bénéficiaires.

Les fermes agricoles crées participent à travers leur développement et rayonnement à la promotion de l’entreprenariat agricole au niveau des deux communes. Mieux, elles sont l’occasion et l’exemple que les jeunes peuvent réussir dans l’auto emploi. L’incidence de telles expériences réussies dans chacune des communes permet le développement socio-économique de cette couche de la population souvent oublié par les projets et programmes de développement au niveau local.

Pour les jeunes bénéficiaires, l’appui du PIJEA est très apprécié car il leur a permis de disposer pour la plupart d’un savoir-faire en matière d’agriculture et pour d’autres de se faire une activité génératrice de revenus et donc participer au développement socio-économique du milieu. De façon générale, tous les jeunes qui ont bénéficié des appuis du PIJEA ont affirmé qu’ils ont été satisfaits de cette initiative à 100%.

Les dix (10) unités de production achatines (05) et piscicoles (05) respectivement de Sakété et d’Adja-Ouèrè sont installées non seulement à leur grand bonheur mais aussi à celui  de toute la population des deux communes. En effet, avec les 10 étangs réalisés dans la commune d’Adja-Ouèrè dont 5 sont pourvus de tilapias et les cinq autres de clarias, la population ne va plus se faire assez de souci pour s’approvisionner en poissons et eux-mêmes vont se faire de l’argent et créer des emplois, ont-ils dit. Quant aux unités de production de Sakété, spécialisées principalement en élevage d’escargot associé à la volaille, banane, taro et maraîchage, elles constituent une véritable source de richesse à en croire les jeunes de Sakété parce que un escargot peut être vendu à 400 FCFA, un régime de banane à 3.000, le plateau d’œuf à 1600. On peut déduire de tout ce qui précède que le projet contribue non seulement au développement des bénéficiaires mais aussi à celui de leurs communes.

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